Journée internationale de lutte contre les violences sexistes, sexuelles et de genre le 25 novembre : les élu·e·s écologistes appellent à la mobilisation et demandent un geste régional fort dans les lycées

Après une journée marquée, le 20 novembre, par quatre féminicides en France – portant à 15 le nombre de femmes tuées en Nouvelle-Aquitaine depuis janvier 2025 -, les élu·es du groupe écologiste, solidaire et citoyen appellent à une mobilisation large le 25 novembre. Ils réitèrent leur demande que l’ensemble des édifices régionaux, notamment les lycées, mettent leurs drapeaux en berne en hommage aux victimes et pour rappeler l’urgence d’agir.

Déjà lors de la séance plénière des 13 et 14 octobre, le groupe avait proposé que ce geste symbolique fort, signe de deuil national, soit envoyé à l’occasion le 25 novembre, en mémoire des 14 victimes alors recensées depuis janvier 2025 en Nouvelle-Aquitaine pour dénoncer ce fléau et affirmer un engagement clair contre les violences sexistes, sexuelles et de genre.

« Ce geste serait une marque de reconnaissance envers les victimes et un appel à la responsabilité collective. Nous refusons l’indifférence face à des violences qui brisent des vies chaque semaine », déclare Katia Bourdin, conseillère régionale écologiste en Charente-Maritime et membre de la commission « lutte contre les inégalités et discriminations ».

« Ce geste serait une marque de reconnaissance envers les victimes et un appel à la responsabilité collective. Nous refusons l’indifférence face à des violences qui brisent des vies chaque semaine »

Le 22 novembre, les élu·es du groupe ont pris part aux mobilisations organisées dans toute la région à l’occasion de cette journée internationale. « Nous dénonçons les violences patriarcales, sexistes et sociales dont les femmes restent les premières victimes, ainsi que la baisse des financements nationaux alloués aux associations engagées dans cette lutte », ajoute Katia Bourdin.

À l’échelle internationale, les femmes demeurent les premières victimes des guerres, des génocides et des violences nationalistes qui se banalisent, y compris en Europe, ainsi que des méfaits du dérèglement climatique.

« Les associations accomplissent un travail vital : accueil et écoute des victimes, sensibilisation et prévention dans les lycées et universités… Fragiliser les associations, c’est mettre des vies en danger. La lutte contre les violences ne peut pas devenir une variable d’ajustement budgétaire »

« Les associations accomplissent un travail vital : accueil et écoute des victimes, sensibilisation et prévention dans les lycées et universités… Fragiliser les associations, c’est mettre des vies en danger. La lutte contre les violences ne peut pas devenir une variable d’ajustement budgétaire », alerte Christine Graval, conseillère régionale écologiste dans la Vienne, membre de la même commission et coprésidente du groupe.


Le groupe appelle donc à une mobilisation générale contre l’inaction gouvernementale et les coupes successives dans les financements dédiés aux associations. Il demande un renforcement durable des moyens consacrés à la protection des femmes et des enfants, comme le réclament également la Fondation des Femmes et l’ensemble des acteurs de terrain.

« L’État doit assumer ses responsabilités et la société refuser toute résignation. La Région seule ne peut compenser les défaillances nationales, et la lutte contre les VSS nécessite l’engagement conjoint de l’État, des collectivités, des associations, des établissements scolaires et de chaque citoyen·ne »

« L’État doit assumer ses responsabilités et la société refuser toute résignation. La Région seule ne peut compenser les défaillances nationales, et la lutte contre les VSS nécessite l’engagement conjoint de l’État, des collectivités, des associations, des établissements scolaires et de chaque citoyen·ne », affirme Christine Seguinau, conseillère régionale écologiste en Gironde et coprésidente du groupe.