Flying Whales : appel à la mobilisation contre les destructions de réservoirs de biodiversité


 

Dimanche 8 février, à Laruscade, un rassemblement s’organise pour dénoncer les conséquences du projet d’usine de dirigeables Flying Whales. Le groupe écologiste, solidaire et citoyen du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, très mobilisé contre ce projet destructeur et inutile, appelle à rejoindre ce rassemblement pour dénoncer la destruction et l’artificialisation de milieux naturels.

Le projet d’implantation de l’usine Flying Whales de production de dirigeables géants, sur 75 ha, à Laruscade (Gironde), soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine, prévoit la destruction de zones humides et de boisements à haute valeur écologique. En juillet 2025, lors de l’enquête publique, le groupe écologiste a émis un avis défavorable à la création de cette zone d’activité économique. Lors de la commission permanente du 2 février à l’Hôtel de Région de Bordeaux, nous avons voté contre le transfert partiel de l’autorisation environnementale de la communauté des communes latitudes Nord Gironde pour la création de la zone d’activité Latitude Dirigeable portant totalement sur le volet compensation à la Région Nouvelle-Aquitaine.

 

« Faire reposer sur la Région la charge des compensations environnementales, c’est entériner un modèle profondément défaillant, qui accepte la destruction comme un préalable. On ne compense pas une perte nette de biodiversité qui a mis des années à se construire en un claquement de doigts, dénonce Christine Seguinau, conseillère régionale en Gironde et coprésidente du groupe écologiste. D’autre part, les mesures de compensations prévues sont ubuesques : plutôt que de compenser le défrichement de 185,74 ha sur la Gironde et la Charente, 1 486 492 euros seront versés au fond stratégique de la forêt et du bois. En outre, un rapport du Forum économique mondial paru en 2020 alertait sur le fait que plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB) mondial dépend de la nature et des services qu’elle fournit, tels que la pollinisation, la régulation du climat ou la prévention des crues. La détruire a des conséquences économiques non négligeables. »

 

La situation est d’autant plus aberrante que certains terrains envisagés pour ces compensations servent déjà à compenser les impacts de la LGV Tours-Bordeaux, révélant l’absurdité d’un système de compensation devenu une véritable fuite en avant.

 

« On empile les destructions et on compense pour se donner bonne conscience, alerte Anne-Laure Bedu, conseillère régionale de Gironde. Cette logique revient à anéantir la biodiversité et à tromper le citoyen. De plus, la possibilité de compenser ne suffit pas à justifier la légitimité d’un projet. Il faut d’abord « éviter et réduire », sinon cela devient un pur droit à détruire et ce n’est pas acceptable en l’état. »


Le groupe écologiste, solidaire et citoyen appelle à une mobilisation massive dimanche 8 février à 14h au lieu-dit Cancan Lake, à Laruscade, pour refuser ce projet à marche forcée. Nous rappelons qu’à ce jour aucun prototype fonctionnel n’a vu le jour, malgré des subventions publiques conséquentes accordées depuis plusieurs années.