Séance plénière du Conseil régional : pour une Région pilote des adaptations écologiques et sociales


 

Lors de la séance plénière de ces 15 et 16 juin, le groupe écologiste, solidaire et citoyen demandera à l’exécutif de faire des priorisations claires pour que la Nouvelle-Aquitaine devienne pionnière dans l’adaptation des territoires au changement climatique et la protection des populations face aux baisses des budgets imposées par le gouvernement.

 

L’assemblée régionale examinera lundi prochain son compte administratif, retraçant la réalisation du budget 2025, ainsi qu’un budget supplémentaire pour ajuster les prévisions de recettes et dépenses de l’année en cours. Alors que les gouvernements de droite continuent à organiser la disette budgétaire pour les collectivités, le groupe écologiste s’alarme des conséquences pour les habitantes et habitants. Il est par exemple prévu une baisse de 88 % des financements de l’apprentissage et d’un tiers du plan régional d’investissement dans les compétences pour les demandeurs d’emploi les plus fragiles.

 

« Les services publics, déjà fragilisés par des années d’idéologie libérale, sous la pression des crises économiques et énergétiques, sont au bord de l’effondrement dans bien des secteurs ; les collectivités locales sont de moins en moins en capacité de jouer les amortisseurs. Quant au monde associatif, dernier rempart social dans beaucoup de territoires, il souffre aussi de la baisse des subventions », énumère Christine Seguinau, co-présidente du groupe.

 

« Les canicules ne sont plus exceptionnelles, elles deviennent la norme et impactent tant les activités humaines que la nature. Les coûts humain, social et financier de l’inaction, comme celui des interventions d’urgence, pèsent déjà lourdement sur les budgets locaux et régionaux », poursuit Laurence Motoman, conseillère régionale des Landes et membre de la commission agriculture, forêt et montagne.

 

Pour Nicolas Gamache, conseiller régional et membre de la commission finances : « Cette situation appelle une réponse écologique et positive qui doit permettre de résister, protéger, réparer et s’adapter. L’écologie c’est anticiper les crises et organiser les réponses nécessaires. C’est cela qui doit animer l’action publique. Il faut accélérer et utiliser toutes nos marges de manoeuvre pour cela ».

 

Face aux baisses de financements sans précédent de l’État, le groupe écologiste demandera, à travers ses interventions sur les 34 délibérations à l’ordre du jour, au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, de se focaliser sur les priorités : les personnes, les entreprises et les territoires les plus fragiles, et l’urgence d’aider nos territoires à s’adapter.

 

Il défendra également :

  • un voeu au gouvernement en faveur des épreuves du baccalauréat en langue basque ;
  • une motion pour la reconnaissance des droits des fleuves et rivières de Nouvelle-Aquitaine ;
  • une question orale pour un Plan régional “canicule”, pour passer d’une logique de réaction à une logique de prévention grâce à une stratégie régionale d’adaptation.