Manifester n’est pas un acte terroriste



 

Des dispositifs antiterroristes utilisés pour empêcher des citoyen·nes engagé·es pour l’écologie de manifester : cette pratique, loin d’être isolée, prend une ampleur inquiétante partout en France. Le groupe écologiste, solidaire & citoyen de la Région Nouvelle-Aquitaine dénonce cette dérive qui menace nos libertés fondamentales.

 

Dans la Vienne, au moins trois personnes ont été visé·es par des assignations à résidence ou des interdictions de se rendre en manifestations. Des outils destinés à prévenir le terrorisme sont désormais utilisés pour entraver l’engagement citoyen et les mobilisations écologistes.

 

En entretenant une confusion dangereuse entre militantisme et terrorisme, ces pratiques menacent directement nos libertés publiques, à commencer par le droit de manifester. Certaines mesures sont par ailleurs notifiées si tardivement qu’elles rendent difficile tout recours devant la justice.

 

« Dans la Vienne, trois personnes ont été empêché·es d’exercer leur droit de manifester. Depuis quand contester une politique publique constitue-t-il une menace terroriste ? Si l’on banalise ces pratiques, qui pourra demain exprimer son opposition sans craindre d’être traité comme un suspect ? Manifester est un droit fondamental, pas une menace pour la République. » indique Christine Graval, co-présidente du groupe et régionale dans la Vienne

 

Profondément attaché·es aux libertés publiques et aux droits fondamentaux, nous dénonçons cette banalisation des dispositifs d’exception et réaffirmons notre soutien aux personnes concerné·es.

 

La lutte contre le terrorisme ne doit jamais devenir un prétexte pour réprimer les mobilisations citoyennes et écologistes.