Christine Graval et Thierry Perreau sont les deux élus écologistes de la Vienne au Conseil régional depuis 2021. Après 4 ans de mandat, ils rendent compte de leur action sur les politiques publiques régionales et leurs sujets de travail dans la proximité : mobilités, soutien à l’économie sociale et aux associations, politique jeunesse, accompagnement au changement de modèle agricole, gestion de l’eau…
Après un début de mandat marqué par la crise sanitaire et désormais dans un contexte de restriction des moyens publics, être élu régional n’est pas un long fleuve tranquille. Même si la Région n’est pas la collectivité la plus connue des habitants et habitantes de la Nouvelle-Aquitaine, elle a pourtant des leviers importants que Christine Graval et Thierry Perreau s’appliquent à activer dans le bon sens.
« Un mandat électif doit se penser en responsabilité : non pas en posture d’opposition ou de caution, mais comme éclaireur et garde-fou des politiques publiques », posent-ils en introduction. Même en votant 95 % des délibérations proposée par la majorité régionale, quelques lignes rouges demeurent et des priorités sont défendues pour les territoires et leurs habitants.
L’élu, basé dans le Loudunais, relève que les « contrats de territoire », passés entre la Région et les communautés de communes, ont connu une évolution positive depuis 2016. « Il faut conserver et renforcer cette logique de proximité plutôt que d’appliquer des politiques uniformes qui peuvent être inadaptées aux particularités locales, propose-t-il. Notre rôle est aussi de veiller en permanence à l’intégration de tous les citoyens dans les politiques publiques mises en œuvre par la grande Région, du fonctionnement des lycées aux aides aux entreprises et à l’organisation des transports en commun ».
Ainsi, Thierry Perreau n’a de cesse de rappeler à Bordeaux l’importance vitale des lignes ferroviaires du Nord de la région — en particulier la ligne Saumur–Thouars–Bressuire–Les Sables d’Olonne, gravement menacée. Il souhaite également, après le sauvetage de la ligne de fret Thouars–Niort, que s’engage la réflexion pour ouvrir cette ligne au transport de personnes.
Ecologie du quotidien
« Cette écologie du quotidien, c’est aussi préparer nos lendemains, en préservant nos ressources, affirme Christine Graval. Nous restons vigilants envers la tendance à la métropolisation, qui concentrerait les moyens au détriment du reste du territoire régional ».
Parmi les ressources essentielles en proximité, selon elle : « Nous devons protéger et soutenir le tissu associatif et les entreprises de l’économie sociale, il y a un véritable enjeu d’utilité publique et de démocratie ». Pour cela le groupe écologiste a fait adopter à la Région une motion de « soutien aux associations employeuses ». « Il s’agit de reconnaître leur poids économique et social, et de garantir un meilleur accès aux dispositifs régionaux de développement économique », détaille l’élue.
Christine Graval est également très engagée dans la protection de la ressource en eau pour « un plus juste partage de l’eau au profit d’une eau potable de qualité, de la préservation des milieux naturels et des activités humaines. Nous appelons également à accompagner fortement les agriculteurs pour sortir des pesticides et s’adapter au changement climatique ». Elle est l’une des chevilles ouvrières du PTGE citoyen (Projets Territoriaux de Gestion de l’Eau), qui développe la participation des habitants aux diagnostics et aux plans d’action locaux pour une gestion partagée et adaptée de l’eau dans le bassin du Clain.
Les conseillers régionaux écologistes entendent continuer à être force de proposition constructive à Bordeaux tout en restant profondément ancrés dans l’action locale. « La proximité et la participation des citoyens sont les conditions d’un sentiment d’appartenance qui reste à construire après 10 années de cette nouvelle Région », concluent-ils.


