À Limoges, le symbole historique du débat public et de la concorde vient de partir en fumée



 

Les terribles violences urbaines et les saccages de ce samedi soulèvent le cœur de tous nos concitoyens, et particulièrement à Limoges où notre Hôtel de ville, le lieu même de la démocratie, a été détruit; Jean-louis Pagès, Conseiller régional de Haute-Vienne, le déplore : « C’est l’événement social le plus grave qui frappe notre capitale limousine depuis les grandes émeutes de 1905. Notre mairie a été bâtie à l’endroit même où était situé le forum de la ville gallo-romaine; c’était donc le symbole multimillénaire du débat public et de la concorde. »


Selon lui, « Avec ce campanile qui s’est effondré, c’est tout un pan de l’histoire de Limoges qui a disparu » et il condamne sans réserve ces atteintes dramatiques aux bâtiments publics qui symbolisent les valeurs de notre République.

 

Nous savons que les milliers de manifestants qui ont aujourd’hui défilé pacifiquement dans nos rues limougeaudes ne sont absolument pas coupables de cet incendie. Ils réclamaient tout simplement de meilleures conditions de vie et la fin des injustices de toutes sortes qui s’accumulent depuis tant d’années. Ils protestaient légitimement contre l’absence de réponse du pouvoir en place aux angoisses de la jeunesse et des plus précaires.

 

L’énorme succès national de cette manifestation unitaire a été confisqué par des casseurs et des incendiaires, des irresponsables isolés, sans aucun idéal ni conviction politique, qui font comme chaque fois le jeu de la répression policière et de l’extrême droite à l’affût de tous les désordres.

 

Jean-louis Pagès avec tous les élus du groupe écologiste, solidaire et citoyen se tient aux côtés des pompiers qui risquent leur vie pour protéger notre ville et ses habitants, et aussi des membres des forces de la police municipale et nationale qui tentent de faire leur devoir en dépit de doctrines sécuritaires dangereuses et violentes pour les manifestants, et aussi pour eux-mêmes.

 

Notre groupe par la voix de ses deux coprésidentes, Christine Séguinau et Christine Graval, exprime toute sa sympathie et sa solidarité avec le Conseil municipal de Limoges, leur maire Guillaume Guérin et tout le personnel de mairie qui font face à ce désastre. Les écologistes, historiquement pacifistes, condamnent fermement ces agissements de délinquants, et appellent à l’indispensable prise de conscience des responsables politiques pour faire cesser les casses sociales désormais insupportables et reconstruire un pacte républicain.