Projet NACRE : Notre contribution à l’enquête publique

Avis du groupe écologiste, solidaire et citoyen de la Région Nouvelle-Aquitaine déposé le 6 février 2026

Les élu·es du groupe écologiste au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine donnent un avis DÉFAVORABLE sur la demande d’autorisation environnementale en vue de la construction d’une bioraffinerie lignocellulosique, classée Seveso seuil bas et concernée par une ICPE, déposée par la société NACRE, située sur la plateforme industrielle de Lacq dans les Pyrénées-Atlantiques (64).

 

1.1. L’inefficacité des biocarburants pour la décarbonation

 

L’usine NACRE produirait des « biocarburants », envisagés comme carburants de décarbonation pour le secteur aérien. Ce type de carburant fait partie d’une catégorie connue sous le terme de « carburant d’aviation durable » ou Sustainable Aviation Fuels (SAF).

 

Si les SAF sont censés réduire les émissions de CO₂ par rapport au kérosène, leur production reste polluante et nécessite un mélange avec du carburant fossile classique. À grande échelle, leur production exige des terres agricoles, de l’eau et des engrais, impliquant une exploitation intensive des sols. Ce qui contribue à entretenir la production et la commercialisation d’énergies fossiles émettrices de CO2, et donc une forte dépendance aux énergies fossiles. Comme le souligne le rapport Shift Project « Pouvoir voler sans pétrole : quel approvisionnement énergétique pour le secteur aérien ? », les SAF ne peuvent être à eux seuls un outil de décarbonation compte tenu des impacts sur les limites planétaires : « L’agriculture et la sylviculture, directement liées à l’exploitation de la biomasse, sont aujourd’hui les principales responsables du dépassement de quatre limites planétaires : l’érosion de la biodiversité, le changement d’usage des sols, la perturbation des cycles de l’eau douce et des éléments biogéochimiques (azote et phosphore). De plus, la pression et la dégradation des forêts peuvent transformer cet habituel puits de carbone en une source d’émissions nettes, contribuant donc au dérèglement climatique ».

 

Les agrocarburants de première génération, issus de matières premières agricoles destinées traditionnellement à l’alimentation (colza, soja, palme, etc.), représentent l’immense majorité des volumes actuels. Deux sujets clés sont identifiés. D’une part, la concurrence entre les surfaces dédiées aux agrocarburants et les surfaces dédiées à la production alimentaire ; d’autre part, la problématique de l’impact climat du changement d’affectation des sols qui en résulte.
Contrairement aux agrocarburants conventionnels (dits 1G), le bioéthanol avancé (dit 2G) n’est pas issu de matière première alimentaire, que ce soit pour l’alimentation humaine ou animale, mais de biomasse lignocellulosique. Cela comprend entre autres certains résidus agricoles, certains résidus et déchets sylvicoles ainsi que des matières cellulosiques non alimentaires. NACRE utilisera des rafles de maïs, des résidus issus de la sylviculture (notamment issus de coupes d’éclaircies pré-commerciales), du miscanthus, du bambou ainsi que du Bois A (bois issu de centre de tri ayant suivi un processus de Sortie de Statut de Déchet au titre de l’article L. 541 -4-3 du code de l’environnement). Il subsiste donc bien, avec cette 2ème génération, une concurrence d’occupation des surfaces agricoles utiles entre les cultures dédiées à la production d’énergie et les cultures vouées à l’alimentation..


Alors que de nombreux secteurs réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre, l’aviation fait figure d’exception. En 2024, il reste le seul secteur en France à voir ses émissions augmenter. La transition bas-carbone exige un rééquilibrage fondamental : celui de la réduction du trafic aérien, prioritaire par rapport à l’efficacité énergétique et à la décarbonation du carburant. En effet, l’efficacité énergétique et la décarbonation risquent, au contraire de l’effet recherché, d’engendrer un effet rebond avec une augmentation de la demande de carburant consécutive à l’augmentation du trafic aérien, puisqu’aucun plan de réduction du trafic n’est envisagé. Le risque est de soutenir un procédé de maladaptation au changement climatique car les matières à l’origine de la production de ces SAF ne suffiront pas à couvrir la demande.


NACRE s’engagerait à produire à partir de biomasse issue de déchets mais il existe un risque en amont de la chaîne de valeur de produire du déchet dédié. Dans cette chaîne de valeur, NACRE doit également évaluer l’impact de son projet au regard des autres projets en cours comme E-CHO et travailler avec les producteurs au maintien du bon état écologique des écosystèmes forestiers.


Nous défendons :

  • La réduction préalable du trafic aérien
  • L’interdiction de la production d’agrocarburants à partir de cultures dédiées ;
  • La production de SAF exclusivement à base de déchets et résidus, principalement agricoles avec une filière tracée ;

 

1.2. Une dérogation infondée à la destruction d’espèce protégée

 

Les inventaires réalisés sur les parcelles prévues pour l’implantation ont mis en évidence la présence d’espèces protégées au titre de leurs individus et/ou de leurs habitats au sein du projet. Dans ce contexte, il est nécessaire de constituer un dossier de demande de Dérogation Espèces Protégées (DEP), inclus au sein du Dossier de Demande d’Autorisation Environnementale (DDAE). Le projet doit justifier d’une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM). La RIIPM est une notion juridique issue de l’article L. 411-2 du code de l’environnement. Elle permet de déroger aux interdictions de destruction d’espèces protégées lorsque le projet présente un intérêt public supérieur à celui de la conservation des habitats naturels et de la faune et flore sauvage. La délivrance de dérogations aux interdictions peut être prononcée aux conditions suivantes :

  • Il n’existe pas d’autre solution satisfaisante, pouvant être évaluée par une tierce expertise ;
  • Et la dérogation ne nuit pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle.

 

La dérogation peut également être accordée pour une raison impérative d’intérêt public majeur d’ordre économique. Le porteur de projet s’appuie donc sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour démontrer la nécessité de produire des biocarburants comme énergie décarbonée et répondre au changement climatique.

 

Or, le changement climatique participe aussi à l’effondrement de la biodiversité. C’est d’ailleurs l’une des principales causes de son érosion. Selon l’UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature), cette menace est déjà une réalité dans de nombreux pays. Nous assistons ainsi aujourd’hui à la sixième crise d’extinction de la biodiversité. La transition énergétique ne pourra se construire simplement par la décarbonation, la substitution d’une énergie carbonée par une énergie décarbonée ou moins carbonée. Elle implique une réflexion plus profonde sur les besoins énergétiques globaux et sur un bilan coût-avantage.
Par ailleurs, l’énergie décarbonée utilise tout de même des écosystèmes qui peuvent engendrer des externalités négatives sur le plan de la biodiversité. En l’occurrence, la production de biocarburants nécessite une importante quantité de biomasse forestière.

 

Par conséquent, avant de substituer des SAF à une énergie carbonée, il faut analyser en profondeur le cycle de vie du nouveau carburant et savoir quels sont ses impacts climatiques ET écologiques. La raison impérative majeure ici fondée sur la décarbonation de l’énergie est insuffisante et infondée. Il est nécessaire d’avoir une analyse du cycle de vie globale qui ne soit pas fondée uniquement sur le carbone et l’énergie mais également sur la biodiversité, particulièrement la biodiversité forestière.

 

2.1. La surexploitation de la biomasse forestière

 

L’exploitation de l’unité de production de bioéthanol repose sur la consommation de grandes quantités de biomasse provenant de ressources forestières et agricoles locales. D’après le porteur de projet, la biomasse utilisée serait issue de rafles de maïs, de rondins et copeaux de bois, de miscanthus et de bambou. Aucun tonnage précis du bambou et du miscanthus n’est donné dans l’étude d’impact. Le Béarn est de plus en plus soumis à des phénomènes pluvieux intenses en même temps qu’à des sécheresses et des épisodes caniculaires sévères et impactants pour les activités agricoles. Or, le bambou est une culture qui craint l’excès d’eau qui peut conduire à un ralentissement de sa croissance et endommager les racines dans le cadre d’une production intensive. Le miscanthus pourrait se passer d’eau, selon Euralis. Sa fertilisation est possible mais non obligatoire. Le bambou en revanche a besoin d’irrigation et de fertilisation. Pour un résultat optimal, l’irrigation au goutte à goutte est indispensable les premières années et au-delà pour garantir les rendements, la pérennité de la culture et permettre la fertilisation (fertirrigation). Le bambou Moso du projet (phyllostachys edulis, comestible) aurait des besoins en eau équivalents au maïs selon la coopérative : au printemps, 400 à 600 millimètres pour les nouvelles pousses qui nécessitent une grande quantité d’eau bien répartie, et en été, période de croissance des rhizomes et de division des bourgeons qui seront à l’origine de nouvelles pousses au printemps suivant. Horizom préconise une irrigation localisée à raison de 1500 m³/ha/an.



De plus, il faut y ajouter en dernier gisement, la biomasse forestière c’est-à-dire les bois d’arbres entiers et les « résidus de sylviculture au sens de RED III ». Les prélèvements sont prévus dans un rayon allant jusqu’à 200 km autour de Lacq incluant la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie.
D’après le porteur de projet, la biomasse forestière ne devrait pas être la ressource principale, mais que se passe-t-il en cas de déchets agricoles insuffisants ? Nous partageons les demandes de la MRAe. L’étude d’impact doit être complétée par une analyse des incidences liées à l’approvisionnement en biomasse du projet NACRE.

 

En parallèle, le projet E-CHO porté par la société ELYSE ENERGY risque d’engendrer également une pression sur la biomasse. Il s’agit notamment d’une usine de production de e-kérosène (BioTjet) obtenu à partir de la biomasse. Ce projet n’a pas été pris en considération pour identifier les impacts cumulés. En effet, il n’a fait l’objet d’aucun avis de l’autorité administrative de l’État compétente en matière d’environnement. A l’heure du dépôt du dossier NACRE, le dimensionnement précis du projet n’est pas confirmé, ce qui limite les analyses d’impacts cumulés. Toutefois, l’avis des garants sur le projet, établi le 16 février 2024, met en évidence une préoccupation majeure du public concernant la consommation de biomasse, estimée à 500 000 tonnes de biomasse brute, issue de forêts, déchets de scieries, déchets de bois, vignes, arboriculture.
Bien que NACRE dit souhaiter travailler principalement à partir de déchets, le risque est de dépendre de la surexploitation du bois. D’autant que le projet E-CHO porté par ELYSE ENERGY vise la même ressource. Il est primordial de dresser dans un premier temps, l’état des lieux des forêts, de leur robustesse et de la densité et diversité des essences, avant de développer des projets industriels.

 

2. 2 La destruction de la biodiversité

Le site du projet est situé à environ 650 mètres du site Natura 2000 du Gave de Pau zone spéciale de conservation (ZSC) et à 2,5 km du site Barrage d’Artix et Saligue du gave de Pau zone de protection spéciale (ZPS) :

  • ZPS « Barrage d’Artix et Saligue du Gave de Pau » (FR7212010) : cette zone s’étend sur une superficie d’environ 3 400 ha et se situe à environ 2,5 km à l’est du site NACRE ;
  • ZSC « Gave de Pau » (FR7200781) : cette zone suit le cheminement du Gave de Pau et se situe à environ 650 m à l’ouest du site et 1,2 km au sud du site. Cette zone s’étend sur une superficie d’environ 10 300 ha.

 

Le secteur comprend également des pieds de lotier hispide, espèce protégée, présents en bordure de voie ferrée, qui seront impactés par le projet. Pour limiter cet impact sur l’espèce, une mesure de réduction prévoit le déplacement de la banque de graines in situ sous contrôle d’un écologue.

 

En ce qui concerne plus particulièrement le site Natura 2000 du Gave de Pau, les espèces qui ont prévalu à sa désignation sont majoritairement inféodées au milieu aquatique. La qualité de l’eau du gave est donc essentielle. Pourtant, le projet prévoit le rejet d’un effluent (eau de régénération des résines) dans le gave.

 

Le pré-traitement du bois et des pailles est basé notamment sur un procédé dit d’explosion à la vapeur (vapocraquage et décompression explosive) de la biomasse pour casser la lignine et extraire la cellulose et l’hémicellulose utiles au processus. L’étude d’impact utilise le terme d’« éclatement à la vapeur acide ». Il s’agirait d’une cuisson à l’acide où la biomasse serait mélangée avec de l’acide sulfurique puis probablement neutralisée à la soude caustique (hydroxyde de sodium).


La MRAE rappelle que le besoin réel en eau du projet sera de l’ordre de 400 000 m³ par an. 289 m³/jour d’eau de régénération de résines passées à l’acide chlorhydrique seraient rejetés et dilués dans le gave de Pau.
Dans ces conditions, et vue la toxicité des produits employés, nous restons préoccupés par les atteintes possibles au bon état écologique de l’eau.
Par ailleurs, nous demandons des précisions sur l’alimentation des 20 000 m3 fourni par Sogebi : quelle est la fréquence ? Quelle est l’utilisation actuelle de ces eaux industrielles ? Il faudrait préciser le processus de recyclage de l’eau.

 

2.3 Un risque de contamination OGM important en raison de la technologie FUTUROL

 

Ce procédé utilise aussi de la levure et des champignons OGM, cocktail d’enzymes améliorées capables d’accélérer le processus naturel de dégradation du bois et de diminuer le coût de l’étape d’hydrolyse enzymatique. Ce « super champignon » est dérivé de « Trichoderma reesei » qui lors de la guerre du Pacifique Sud en 1944-1945 dévorait les toiles en coton de tentes des Marines américains. L’usine classée SEVESO seuil bas fonctionnerait 24h/24 en 3/8, avec 50 salariés sur une plateforme Induslacq elle-même SEVESO. Cette usine comprend des stockages de soude, d’ammoniaque, d’acides sulfuriques, de 157 tonnes de produits OGM.

 

Ce projet est présenté comme la première bioraffinerie lignocellulosique basée sur la technologie française « FUTUROL ». Dans la présentation de l’enquête publique, il est annoncé qu’ « après un pré-traitement de la biomasse avec des enzymes et des levures, les biocatalyseurs produiront de l’éthanol. ». Nous déplorons que les brevets, leurs propriétaires et les biotechnologies utilisées par NACRE n’aient pas été précisés. Ce procédé ne relève actuellement d’aucune réglementation spécifique, à l’inverse des OGM alimentaires. Ces nouveaux OGM ne sont pas explicitement cités et les services de l’État chargés de l’évaluation des risques industriels ont ignoré les risques potentiels de dissémination dans l’environnement. Nous demandons des informations précises sur les OGM utilisés, leurs brevets, les mesures de confinement sécurisées et la prise en compte de la prévention des risques forestiers. Nous demandons d’évaluer scientifiquement les conséquences probables qu’entraîneraient ces champignons OGM xylophages libérés dans l’environnement. En l’absence de données, le principe de précaution doit s’appliquer.

 

3. Un modèle économique incertain

 

NACRE appartient au groupe IFPEN (Institut Français du Pétrole – Energies Nouvelles) qui a contribué au développement de la technologie Futurol. Cette innovation a été soutenue par l’État via une aide de BPI France (Banque publique d’investissement) à hauteur de 29,9 millions d’euros sur un total de 76,4 millions d’euros. Malgré tout cet argent public, le procédé n’a jamais encore pu démontrer sa pertinence économique, énergétique et environnementale, huit ans après l’annonce de la faisabilité technique et économique de la chaîne des procédés.

 

Alliance Forêt Bois , serait avec Euralis, un des principaux actionnaires de NACRE et le fournisseur attendu de la majorité de la biomasse forestière du projet selon le dossier d’autorisation environnementale. Le modèle sylvicole de la coopérative repose sur la monoculture de résineux (94 % de ses plantations), la coupe rase et le remplacement des forêts diversifiées par des forêts de plantations mono spécifiques. Seule une sylviculture intensive est capable d’assurer des volumes de bois en quantité industrielle compétitive pour un projet de cette envergure. Si jamais l’approvisionnement devait se faire uniquement en bois forestier, ces besoins équivaudrait à au moins les 2/3 de la récolte de bois de forêt du département des Pyrénées-Atlantiques, bien que le projet prévoit de s’approvisionner dans un rayon de 70 km pour la biomasse agricole et jusqu’à 200 km autour de Lacq couvrant ainsi, comme E-CHO, la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie.

 

Quant à la certification du bois, 80 % proviendra de bois ayant la certification du label PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières). Or, ce label a été conçu par la filière forêt-bois afin de « promouvoir la gestion durable de la forêt » mais il certifie autant la bonne gestion, que des pratiques intensives de plantations d’arbres, des coupes rases sans encadrements de surfaces et la destruction silencieuse des sols et des écosystèmes forestiers.

 

Par conséquent, le groupe écologiste de la Région Nouvelle-Aquitaine émet un avis défavorable au projet NACRE. Nous exigeons des réponses sur ces points :

  • Impact du projet NACRE au regard des autres projets en cours comme E-CHO.
  • Analyse du cycle de vie global qui ne soit pas fondé uniquement sur le carbone et l’énergie mais également l’impact sur la biodiversité, particulièrement la biomasse forestière.
  • Étude d’impact complétée par une analyse des incidences liées à l’approvisionnement en biomasse du projet NACRE.
  • Des informations précises sur les OGM utilisés, leurs brevets, les mesures de confinement sécurisées et la prise en compte de la prévention des risques forestiers. Nous demandons d’évaluer scientifiquement les conséquences probables qu’entraîneraient ces champignons xylophages libérés dans l’environnement.
  • Des précisions sur l’alimentation des 20 000 m3 fourni par Sogebi : quelle est la fréquence ? Quelle est l’utilisation actuelle de ces eaux industrielles ? Il faudrait préciser le processus de recyclage de l’eau.
  • Des garanties sur l’absence de rejets toxiques dans les milieux naturels
  • La transparence des informations sur les financements publics du projet.
 
Le groupe écologiste, solidaire et citoyen de la Région Nouvelle-Aquitaine

Christine Seguinau, conseillère régionale en Gironde, coprésidente du groupe
Christine Graval, conseillère régionale en Vienne, coprésidente du groupe
Vital Baude, conseiller régional en Gironde
Anne-Laure Bedu, conseillère régionale en Gironde
Karfa Diallo, conseiller régional en Gironde
Emilie Sarrazin, conseillère régionale en Gironde
Maryse Combres, conseillère régionale en Lot-et-Garonne
Laurence Motoman, conseillère régionale dans les Landes
Jean-François Blanco, conseiller régional en Pyrénées-Atlantiques
Didier Damestoy, conseiller régional en Pyrénées-Atlantiques
Sophie Bussière, conseillère régionale en Pyrénées-Atlantiques
Marilyne Forgeneuf, conseillère régionale en Dordogne
Amandine Dewaele, conseillère régionale en Corrèze
Jean-Louis Pagès, conseiller régional en Haute-Vienne
Thierry Perreau, conseiller régional en Vienne
Nicolas Gamache, conseiller régional en Deux-Sèvres
Françoise Coutant, conseillère régionale en Charente
Katia Bourdin, conseillère régionale en Charente-Maritime
Stéphane Trifiletti, conseiller régional en Charente-Maritime