Condamnation ferme des actes attribués à la Coordination Rurale



Le groupe écologiste, solidaire et citoyen du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, qui souhaite que ce festival emblématique perdure, exige une transparence totale, la protection des salarié·es et le respect du travail des auteur·trices pour les futures éditions. Les élu-es écologistes de Nouvelle-Aquitaine condamnent avec la plus grande fermeté les actes de dégradation et d’intimidation qui ont visé les locaux de Nature Environnement 17, le siège national de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) à Rochefort, la permanence des député-es Benoît Biteau en Charente-Maritime et Lisa Belluco dans la Vienne, ainsi que des locaux de l’Office français de la biodiversité en Charente-Maritime.

Ces dernières nuits, l’accès à plusieurs sites a été entravé, des inscriptions injurieuses et menaçantes ont été taguées et des symboles d’intimidation déposés- dont une tête de sanglier –, en ciblant associations, élu-es et service de l’Etat au service de l’intérêt général et de la protection de l’environnement. Ces actes ont été relayés ou revendiqués sur des réseaux sociaux associés à des membres de la Coordination Rurale, faisant écho aux propos récemment tenus par son nouveau président, qui a annoncé vouloir « faire la peau aux écologistes ».

 

Pour Katia Bourdin, conseillère régionale de Charente-Maritime, ces événements marquent un seuil inacceptable :

« Nous ne tolérerons jamais que des associations citoyennes, engagées pour la protection du vivant, soient menacées. Ces délits décomplexés sont le fruit de l’impunité, alors que certaines plaintes consécutives à des actes d’intimidation – contre des sièges d’associations, des réserves naturelles, des permanences d’élus, une mairie et même le domicile d’un militant associatif – ont été classées sans suite par le procureur »


Face à cette escalade, Stéphane Trifiletti, conseiller régional de Charente-Maritime, rappelle que l’État doit agir sans délai :

 « La violence politique n’a pas sa place dans notre démocratie : il est urgent que le gouvernement rétablisse l’autorité de l’État et protège celles et ceux qui agissent pour l’intérêt général. »

 

Cette inquiétude est partagée par Christine Graval, coprésidente du groupe écologiste régional :


« S’attaquer à des bénévoles et à des défenseurs de l’environnement, c’est s’attaquer à notre République. Nous demandons qu’en France, la justice garantisse le droit d’expression des écologistes face aux intimidations et menaces de mort, en condamnant les auteurs pour ces actes. »


Pour les élu·es écologistes, la multiplication de ces actes d’intimidation appelle une réponse forte. Comme le souligne Christine Seguinau, coprésidente du groupe :


« Notre pays mérite un débat apaisé sur l’agriculture, fondé sur le respect et la responsabilité, pas sur le transfert de responsabilité sur un bouc-émissaire, à savoir les écologistes ! Les difficultés sont réelles pour le monde agricole, notamment pour les petites structures, il est temps de prendre des mesures de soutien efficaces pour leur garantir un revenu correct. »


Nous apportons tout notre soutien aux personnes et associations touchées par ces actes délictueux, ainsi qu’aux agents des collectivités qui doivent nettoyer les dégâts, y compris en pleine nuit.


Nous demandons à l’État des engagements clairs et immédiats pour garantir la sécurité des associations, des agents de l’État et des élu-es, et assurer l’application pleine et entière de la loi, fondement essentiel de notre démocratie.