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Les élu·e·s écologistes de la Région soutiennent les mobilisations à Arbonne pour la préservation du foncier agricole

Le groupe écologiste solidaire et citoyen de la région Nouvelle-Aquitaine soutient la démarche d’occupation du collectif paysan d’Arbonne qui proteste contre la vente spéculative d’un terrain agricole et était présent au salon Lurrama ce dimanche 24 octobre.

Depuis le 23 juin 2021, des membres du syndicat Euskal Herriko Laborarien Batasuna (de la confédération Paysanne) se sont joints à l’association Lurzaindia pour interpeller l’opinion publique concernant la vente d’une propriété à Arbonne. En effet, une parcelle de 15ha, dont 12ha de terres agricoles de bonne qualité agronomique, a été mise en vente par la famille Borotra pour la somme de 3,2 millions d’euros.

Après 100 jours d’occupation, la potentielle acheteuse- dépourvue de projet agricole, s’est finalement rétractée. Le vendeur a refusé de céder sa propriété au prix évalué par la Safer qui s’élevait à 800 000€. La Safer, qui entend défendre les terres cultivables, voit son action ici limitée. En l’espèce, ces terres ont perdu leur vocation agricole et sont devenues des terres d’agrément.

Cette occupation symbolique représente une alerte sur la spéculation foncière agricole, la rareté de ces terres mais aussi l’envolée des prix de l’immobilier. Seule une grande loi  foncière agricole -promesse non tenue d’Emmanuel Macron- permettrait de réguler le marché afin de sauvegarder l’essentiel : la terre nourricière. La proposition de loi foncière actuellement à l’examen au Sénat est manifestement insuffisante pour atteindre ces objectifs.

L’occupation a pris fin le 24 octobre à l’occasion du salon Lurrama (salon de l’agriculture paysanne) organisé sur place par la chambre d’agriculture basque EHLG. Sophie Bussière et Didier Damestoy, conseiller·e·s régionaux écologistes étaient présent·e·s à cet évènement pour rappeler leur soutien à l’agriculture biologique, à l’agroécologie et à l’agriculture paysanne et la nécessaire préservation des terres agricoles.

Contact presse : Sophie Bussiere 06.18.15.14.51

Les écologistes de la Région toujours opposé·e·s à la ferme-usine des 1200 taurillons

 

 

Après sept années de rebondissements juridiques dans l’affaire de la construction d’une ferme-usine à Coussay-les-Bois (Vienne),  même si le conseil d’État a confirmé dernièrement la validité du dossier, le groupe écologiste, solidaire et citoyen continue, avec l’association ASPECT, de dénoncer ce projet démesuré, dangereux pour l’environnement.

 

Le Tribunal administratif de Bordeaux avait annulé en décembre dernier le jugement du Tribunal administratif de Poitiers qui invalidait les 2 permis de construire et l’autorisation d’exploiter cette ferme-usine. La Mairie, l’Association Aspect et le Ministère de la Transition écologique ont alors déposé en début d’année 2021 un pourvoi devant le Conseil d’État, pourvoi qui vient d’être rejeté ce vendredi 8 octobre.

 

« C’est un modèle agro-industriel démesuré, une catastrophe environnementale mais aussi une absurdité pour l’économie locale. Cette ferme-usine représente une véritable menace pour les nappes phréatiques, la condition animale et l’installation de futur·e·s agriculteur·rice·s dans la région ! C’est une agriculture industrielle guidée par le seul profit immédiat sans conscience de ses conséquences», déclare Thierry Perreau, conseiller régional de la Vienne, au nom des élu·e·s écologistes de la Région Nouvelle-Aquitaine.

 

Les élu·e·s de Coussay-les-Bois et le collectif d’habitants regroupés au sein de l’association ASPECT (association de sauvegarde et de protection de l’environnement de Coussay-les-Bois et de sa région thermale) continueront par tous les moyens de faire barrage à la construction de cette ferme-usine, qui prévoit l’installation de trois bâtiments d’élevage destinés à accueillir 1200 taurillons, ainsi qu’une usine de méthanisation.

 

« Nous serons solidaires des prochaines démarches de l’association ASPECT, comme nous l’avons été depuis le début », affirme Christine Graval, élue écologiste de la Vienne au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

 

Contact presse : Thierry Perreau 06.32.61.36.37

Pour en savoir plus : Le Conseil d’Etat rejette le pourvoi en cassation. Faisons barrage à la reprise des travaux. – Collectif des opposants à la ferme usine de Coussay-les-Bois (collectifcoussay.fr)

Soutien des élu·e·s écologistes à Valérie Murat et à l’association Alerte Aux Toxiques dans leur lutte contre l’utilisation de pesticides  

 

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen de la région Nouvelle-Aquitaine, représenté par Vital Baude, était présent à la mobilisation de soutien à la lanceuse d’alertes Valérie Murat, ce mercredi 13 octobre. Avec l’association Alerte aux Toxiques, elle est condamnée à verser plus de 100 000€ pour préjudices moral au CIVB (Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux) après la publication d’une analyse sur les pesticides dans les vins.

« A travers cette mobilisation, nous soutenons toutes les personnes et associations qui entreprennent de dénoncer les pratiques irresponsables et néfastes pour la biodiversité et notre santé. » déclare Vital Baude, élu écologiste, lors de la manifestation. « La justice ne peut entraver notre liberté d’expression, c’est un droit fondamental. Nous, élu·e·s écologistes de la Région, continuerons de soutenir ces associations, dont la lutte contre la désinformation est indispensable et nous continuerons à nous opposer aux procès-bâillons».

Le 25 février 2021, le tribunal de Libourne a en effet condamné l’association Alerte Aux Toxiques et sa porte-parole à 100 000€ d’amende au profit du CIVB au titre de préjudice moral d’atteinte à l’image des vins du bordelais. S’ajoute à cette amende abusive, 25 000€ que l’association est contrainte de payer à 25 acteurs de la filière viticole.

Cette condamnation intervient après la publication d’Alerte Aux Toxiques, le 15 septembre 2020, d’une étude sur la présence des pesticides dans le vin.  Le rapport d’analyse, réalisé grâce à un financement participatif, se basait sur l’étude de 22 bouteilles de vin issues de l’agriculture HVE. Il révélait la présence de nombreuses substances actives toxiques et de perturbateurs endocriniens, remettant en question la certification HVE, censé être un gage de qualité pour les consommateur·rice·s

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

Motion « Pour garantir la crédibilité du label bio et pour protéger les sauniers de l’Atlantique, la Région Nouvelle-Aquitaine s’oppose au projet de label bio sur le sel de la Commission européenne »

Les écologistes de la Région obtiennent une aide d’urgence pour Haïti

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine fait valider une aide financière d’urgence pour Haïti, en réponse à la crise que traverse le pays après le séisme dévastateur qui l’a touché le 14 août 2021.

La commission permanente du Conseil régional s’est positionnée, ce mardi 28 septembre, en faveur d’une aide de 31 000€ aux associations humanitaires Pompiers de l’Urgence Internationale et Télécoms Sans Frontières.

Trois jours après le violent séisme qui a ravagé Haïti le 14 août, les élu·e·s écologistes du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine avaient sollicité la Région pour que soit votée une aide exceptionnelle pour soutenir le pays.

Le séisme de magnitude 7.2 qui a ravagé l’île d’Haïti a entraîné le décès de 2 200 personnes et plus de 12 000 blessé·e·s. Ce bilan dramatique s’ajoute à un contexte politique, social et économique particulièrement tendu depuis 2019.

«La population haïtienne se retrouve confrontée à une crise sans précédent, qui l’expose à une précarité démocratique et sanitaire. Si la solidarité internationale s’est rapidement mobilisée, la Région Nouvelle-Aquitaine, au vue de ses relations historiques avec Haïti se devait d’agir et d’apporter son soutien», assure Karfa Sira Diallo, conseiller régional et fondateur de l’association Mémoires et Partages.

Dans le cadre de ses compétences en matière de coopération internationale, la Région Nouvelle-Aquitaine permettra donc à ces deux ONG  – qui œuvrent déjà sur le terrain -, de venir en aide à la population Haïtienne. Avec cette subvention, les Pompiers de l’Urgence Internationale, association limougeaude composée de pompier·e·s professionnel·les ou volontaires, renforceront leurs équipes de secours auprès des blessé·e·s et assureront plus largement la distribution d’eau potable sur place. L’ONG paloise Telecoms Sans Frontières déploiera un système de communication efficace pour permettre aux populations affectées de contacter leurs proches, mais aussi de faciliter la logistique des équipes médicales.

Prochaine étape pour le groupe des élu·e·s écologistes : réfléchir à une manière de pérenniser un accord de coopération durable entre Haïti et la Région Nouvelle-Aquitaine.

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

Agression sur la ligne Bordeaux-Arcachon : les écologistes réclament le retour des agents à bord de tous les TER

Suite à l’agression contre un agent SNCF et des usagers de la ligne Bordeaux–Arcachon, ce mercredi 15 septembre, le groupe écologiste, solidaire et citoyen au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine s’associe pleinement aux inquiétudes des cheminots.

« Nous nous étions abstenus lors du vote sur la convention entre la Région et la SNCF, notamment parce qu’elle prévoyait de supprimer la présence humaine systématique dans certains TER de l’étoile ferroviaire de Bordeaux », rappelle Christine Seguinau, conseillère régionale, membre de la commission Transports et infrastructures.

En décembre 2020 déjà, une agression à l’arme blanche avait eu lieu sur la ligne Bordeaux-Langon et un drame évité grâce à la présence d’un contrôleur. Nous avions alors demandé à la Région d’organiser sans attendre, avec la SNCF, le retour de contrôleurs dans tous les TER.

Or cette semaine, Alain Rousset, président du Conseil régional et Luc Lallemand, président directeur général de SNCF Réseau, ont signé un « contrat de performance » qui vise la modernisation du réseau et une meilleure qualité de service, mais sans remettre les contrôleurs dans tous les TER… Or le « service » ne se réduit pas à transporter les voyageurs, il s’agit également de les accompagner.

« Cet incident grave montre que, désormais, ce doit être une priorité, insiste Christine Seguinau. On ne peut pas attendre un accident dramatique pour revenir à une présence systématique d’un contrôleur dans chaque TER. Une brigade présente seulement dans 1 train sur 2 en moyenne, ce n’est pas une alternative acceptable ».

Les contrôleurs assurent une meilleure information lors de perturbations sur le réseau, accompagnent les voyageurs en difficulté, mais surtout, en cas d’accident ou d’incident, ils alertent les services compétents.

Ce n’est qu’ainsi que la collectivité se donnera pleinement les moyens de garantir un véritable service public régional sûr et apaisé.

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

 

Les écologistes demandent une aide d’urgence pour Haïti

Le groupe écologiste, solidaire et citoyen au conseil régional souhaite que la prochaine commission permanente vote une aide d’urgence à Haïti. Un courrier a été envoyé au président de Région, Alain Rousset, pour proposer une participation au mouvement de solidarité.

« Haïti traverse une profonde crise avec le séisme meurtrier du 14 août dernier, qui aggrave la désastreuse situation politique, sociale et économique que traverse l’île depuis trois ans. Plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté et va être encore plus exposée sanitairement et socialement du fait des conséquences du séisme », écrit Nicolas Thierry, président du groupe écologiste.

Selon les dernières estimations, cette catastrophe a fait près de 2 200 morts et plus de 12 000 blessées dans les régions du Sud.

« La Région Nouvelle-Aquitaine, dont les liens historiques avec « la perle des Antilles » au 18e siècle, ont été renforcés par une action de coopération dans le département du Nord haïtien qui a été touché par le premier séisme de 2010, doit prendre sa part au mouvement de solidarité », poursuit-il.

Parmi les priorités identifiées par les écologistes : le soutien à l’éducation des enfants et l’aide à la réorganisation des écoles et lycées ravagés par le séisme.

« Après cette aide d’urgence, nous proposons que la Région réfléchisse à une action plus pérenne, via des acteurs de terrain ou en engageant des discussions avec les collectivités haïtiennes, pour la signature d’un accord-cadre de coopération visant un développement durable en Haïti », ajoute Karfa Diallo, conseiller régional et président de l’association Mémoires et Partages.

« En ces moments difficiles, il faut aussi rappeler l’histoire : en 1804, la France avait exigé et obtenu d’Haïti le versement d’indemnités pour le prix de sa liberté conquise lors de la révolution haïtienne qui avait mis fin à l’esclavage des noir.e.s. Cette « dette » a été récemment estimée à 35 milliards d’euros (sans les intérêts) par l’économiste Thomas Piketty », souligne-t-il.

« Face à une épidémie de Covid19 qui ne peut qu’accentuer les conséquences absolument désastreuses pour les populations haïtiennes, notre groupe se tient bien sûr à la disposition de la Région pour contribuer à ce nouveau paradigme de coopération, consciente des héritages mais exigeante sur les finalités, au profit des populations », conclut Nicolas Thierry.